Revue de Presse du 30 Aout 2017 : Grandes réformes et courte phrase …  

Ainsi le bon peuple de France n’aimerait pas les réformes et pire, il les détesterait ; notre guide et président l'a dit : 

nous détestons les réformes …

Avons-nous détesté la réduction du temps de travail, le paiement des congés puis progressivement, les augmentations du nombre de semaines de congés, les femmes   ont-elles boudé le droit de vote accordé après-guerre, les enfants n’ont-ils pas apprécié les lois interdisant qu’ils travaillent au fond des mines et le droit à l’école, les travailleurs ont-ils craint l’instauration d’un repos hebdomadaire, et l’élection d’un président de la République au suffrage universel ne    fut-elle pas une réforme constitutionnelle estimée …

Et cette liste des grandes réformes pourrait s’allonger … Il convient en conséquence de se demander pourquoi notre nouveau président, qui ne manque ni d’instruction ni de savoir historique, a bien pu sortir une ânerie pareille …

Notons bien que cette présidentielle allégation ne fait aucune référence à une notion quelconque de temps ; il ne s’agit pas de dire que nous avons aimé les réformes du passé, ou que nous les avons détestées …

Pas de référence non plus à des notions de thème ; de quelles réformes parlait-il …

De l’éducation, du travail, de constitution, de représentation, nous ne le saurons pas …

Nous savons simplement que nous détestons les réformes … Toutes …Lesquelles …

Toutefois, nous savons également que des réformes sont en préparation …

Et nous pouvons supposer, en réfléchissant à peine, que si les réformes qui arriveront à la rentrée ne nous plaisent pas ce ne sera pas à cause de la nature de ces réformes …

Ce sera tout bêtement parce que le petit peuple de France déteste les réformes, quelles qu’elles soient ; et par conséquent, presque implicitement,  il comprendra, ce petit peuple, que même si notre président, voulait nous faire plaisir par de bonnes réformes, le peuple ne serait pas satisfait …

Voilà ce que voulais annoncer cette courte présidentielle phrase …

Par contre, le patronat, lui, va beaucoup aimer … Il a protesté lorsqu’il dû cesser de faire descendre les enfants dans les mines ; crié à l’effondrement de l’économie quand des congés rémunérés furent accordés, annoncé la faillite à chaque fois que la durée du travail fut réduite … Mais les nouvelles réformes vont lui plaire …

Comme quoi les patrons ont de meilleures facultés d’adaptation …

À la République marcheuses et marchande …                                    

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