Revue de presse du 27 Juillet 2017 : Enchatement quantique ...

Etrange, inepte, stupide, et même un peu fou cette capacité que nous avons à croire ce que les candidats nous promettent pendant les campagnes électorales …

Candide électeur qui attache de la faveur à la parole humaine, nouveau votant, et même ancien baroudeur des suffrages, tous se prennent, un peu ou beaucoup, à ce gros piège de glue flatteuse qui semble immobiliser nos facultés de discernement …

En observant de prés nos réactions face à ces prévisibles mensonges, il semblerait qu’une sorte d’enchantement enfantin nous incline à croire que de si belles et nobles paroles, prononcées par de si merveilleuses figurines, le tout dans un si beau théâtre de gestes, ne sauraient mentir …

Nous savons, grâce à notre raison, notre entendement, notre histoire, que les promesses électorales ne seront pas tenues ; mais il semblerait que, secrètement, presque intimement, nous pensions que de telles tricheries sont impossibles tant elles sont enveloppées d’un si parfait discours, d’un si étincelant habit …

Les contes de fées, et autres romanesques littératures, ne nous ont-ils pas, du reste, appris que les menteurs étaient laids, ronchons, énervés et flanqués de sales grimaces … Tandis que les personnages honnêtes et braves portaient bel et brillant habit, sourire serein et regard calme …

Les campagnes, présidentielles surtout, produisent-elles en nous les mêmes effets que les films, pièce de théâtre et autres comédies ; les spectateurs ont parfaitement conscience qu’il s’agit de fictions ; et pourtant, ils sont pris dans cette supra réalité …

Il est possible de dire, en quelque sorte, que le spectateur se trouve à l’intérieur de la réalité de cette fiction ; dans le sens où son intellect réagit parfois comme si les scènes qui se déroulaient étaient bien authentiques …

Un acteur, qui avait le rôle du méchant dans un feuilleton populaire, ne disait-il pas    qu’il se faisait régulièrement insulter dans la rue …

Ainsi, la politique, comme la fiction, ne posséderait-elle pas plusieurs états de réalité ; des états du véritable qui, comme en mécanique quantique, ne se conformeraient pas au déterminisme et au principe de causalité …

Des états du réellement dit, promis, prononcé, qui seraient superposer ; des états du réel enchevêtrés et confondus dont nous ne verrions qu’un aspect selon notre position idéologie, nos désirs, nos admirations, nos carences historiques et nos abandons …

Il est intéressant d’écouter les contres arguments d’un politicien pris en flagrant délit de mensonges : la rhétorique de la réponse consistera à appliquer à la notion même de véridique une dilution de dépendances et d’interdépendances et autres selon que

Il en sortira une littérature diffuse où le véritable ressemble au vraisemblable, où le possible et l’incertain se  mélangent

Les électeurs honnêtes, de quelque bord qu’ils soient, ont tout intérêt, pour que la République ne s’effondre pas pour cause de promesses non tenues, à démasquer les menteurs, et surtout à les bannir pour redonner au discours   politique beauté et grandeur …

 

 

 

 

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