Revue de Presse du 29 Avril 2017 : Entre la haine et celui qui prépare ses repas ...

La liberté est un fleuve difficile à naviguer, mais sa source se tarie quand les peuples ne l’empruntent plus pour visiter la diversité de ses courants, la profondeur des beautés que ses rives nous promettent et nous cachent …

Les navires capables de parcourir ces fleuves plein d’embûches s’appellent des Républiques ; lourd paquebot ou petite embarcation, une République donne à tous les passagers des droits d’accès au pouvoir sous diverses formes : publications, droit d’associations, de manifestations, élections, contributions, participations …

Parmi toutes ces formes d’agir en République ; il semble que l’élection soit la plus courue en cette époque où les écrans remplacent les bistrots, où les pavés des avenues ne se lancent plus, où l’implication personnelle se fait plus rare, où règne la peur de l’autre …

Elire revient en quelque sorte à préférer le verbe Choisir au verbe Agir

Lorsque le panel des idées est suffisamment étendu, choisir est un plaisir républicain ; en fait, était un plaisir républicain, car quelques surdoués de la manipulation des pensées ne vous recommandent-t-ils pas, même au premier tout, de remplacer votre candidat préféré, par celui qui aurait le plus de chance de figurer au second tour ; il s’agit là du trop célèbre et très modère vote utile ; un vote qui rend ainsi inutiles les idées des candidats qui sont supposés ne pas figurer au second tour de scrutin …

Et qui, grâce à cette fallacieuse, mais toutefois astucieuse, prédiction, sont éliminés …

Ainsi lorsque toutes cette belle diversité d’idées, proposée par les candidats souvent des plus sincères, se trouve écartée, il ne nous reste à choisir qu’entre les meilleurs des meilleurs arnaqueurs …

En application de cette doctrine des supposés gagnants d’avant vote, il ne nous reste, pour désigner le prochain président de notre République, que :

D’un côté un parti politique qui a construit sa popularité en faisant porter la responsabilité de tous nos problèmes par l’émigré : une version allégée et souriante du nationale socialisme …

De l’autre, le pire des libéralismes financiers qui veut se faire ce qu’il nous reste de la législation du travail et laisser les clés de l’état à la discrétion des grandes entreprises : une version améliorée de ce que nous ont fait subir les infidèles du socialisme … 

Il nous faudra en conséquence choisir entre la haine de l’autre et le mépris du peuple …

Choisir entre d’un côté, la bête, et de l’autre, celui qui lui fournit sa pitance …

Car ces bêtes-là se repaissent goulument de suppressions d’emploi, de pauvreté, de marginalités, de fermetures d’usine, d’iniquité et de misère …

Quoiqu’il en soit, il nous faudra beaucoup d’amour pour la liberté, d’abnégation et de renoncement pour barrer le chemin à la haine …

Nous pouvons aussi ne pas participer, voter blancs ou poser dans la petite enveloppe une petite larme toute triste …

 

 

 

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