Revue de Presse du 29 Septembre 2015 : Armes de destruction contre les peuples …

 

Belle résolution de l’épineuse question des navires Mistrals ; en effet, les dirigeants russes n’étant pas suffisamment démocratiques, la France va vendre ces mignonnes petites armes de destruction au général Sissi ; mais si ; celui-ci, autoritaire aussi, est un habitué ; il avait acheté des avions militaires Rafales ; les dictateurs, il faut le dire, savent où se procurer les meilleurs produits pour détruire les peuples …

Le gouvernement va également vendre une arme de destruction au patronat …

Sur le paquet est écrit : Réforme du Code de Travail ; et de splendides discours étudiés au millimètre par des communicants nous prévoient une amélioration pour tous, toutes,  travailleurs, travailleuses, patrons et patronnes …

Mais à l’intérieur de l’emballage se trouve une notice intitulée :

Comment supprimer tranquillement les contraintes légales et réglementaires sur la durée du travail le Smic horaire et les salaires minima conventionnels de 24 millions de salariés

Cette arme servira à détruire massivement des emplois : les organisations patronales, ont, en effet, réussi à faire croire au gouvernement que si les dirigeants d’entreprise avaient plus de possibilité et de facilité à licencier, les entreprises n’hésiteraient plus à embaucher, ainsi la question du chômage de masse serait résolue …

Ce chômage de masse durablement installé est pourtant une aubaine pour les patrons qui peuvent ainsi choisir, parmi la pléthore de demande, le salarié qui pour la plus grande compétence, et le plus large dévouement, acceptera la rémunération la plus basse …

Le gouvernement a-t-il cru les organisations patronales … Une telle crédulité parait peu probable … Veut-il profiter de son blason progressiste, de sa socialiste étiquette, et de la crise, pour reprendre au petit peuple ce que nos braves ancêtres de 36 avaient acquis par des luttes courageuses et difficiles …

Notre ministre de l’économie doit connaitre la réponse ; et par quelques petites phrases dont il a le secret,

trépigne de nous la dire … 

 

Revue de Presse du 30 Août 2015   Politiciens lents, finance rapide  

Le mimétisme en politique est une affaire qui tourne bien, et ce depuis probablement très longtemps, l’importance haute de la communication en a cependant encore accentuer les effets : le mimétisme ; qui en politique consiste à imiter le leader ; s’est immiscé  dans les plus petits recoins du comportant …

Notre président, chacun l’aura pu remarquer, parle lentement, très lentement même …

Pour donner à cette lenteur de la consistance, il pose des euh … bien ponctués en début, en bout, et même parfois en milieu de phrase comme s’il cherchait la suite de son propos bien qu’il la connaisse pertinemment …

Les raisons de ces volontaires, et semble-t-il inutiles, hésitations en euh … restent impénétrables et feraient la place belle à de très longs débroussaillages, interprétations spéculations et autres commentaires : besoin de lenteur pour occuper les antennes médiatiques plus longtemps, donner l’impression de réfléchir avant de dire, autres …

Qu’important les raisons pourvu que l’imitation fonctionne …

 

Car effet, le premier ministre d’abord, quelques autres ministres ensuite, se sont mis à miner la présidentielle élocution pleine du charme discret de la lenteur réfléchie …


Et pendant que les gouvernants cultivent la lenteur du discours, probablement pour rendre celui-ci conforme à la lenteur de réalisation des réformes promises, la finance, de son côté, accélère ; elle ne parle pas, la finance, elle échange, pas des propos, des actions que les investisseurs, les spéculateurs, vendent et achètent ; et entre l’achat et la vente, se trouve une personne, en fait très souvent une entreprise, qui possède l’action et l’a confié à une machine …

Question : quel est le temps médian de possession d’une action ; euh …Un mois … ou qui sait tout va si vite, une semaine … dirait un brave républicain médian qui croit encore à l’économie réelle …

 

Pas tout à fait une seconde, lui répondrait l’officielle et véritable statistique … mais comment est-ce possible interrogerait le républicain crédule : les robots mon brave, ce sont des robots programmés, bourrés de données en temps supra réel qui calculent la potentialité des hausses et des baisses et envoient des milliers d’ordres d’achat ou de vente pour le compte de l’entreprise qui les a dressé à le faire, et ces ordres ultras rapides feront monter ou baisser l’action concernée, variation que les robots assimileront en quelques petits millièmes de seconde pour à nouveau vendre ou acheter …

Question pour les petits épargnants qui auraient raté la précédente : Faut-il encore croit en à la réalité de l’économie … 

Revue de Presse du 9 Juillet 2015 : Démocratie à la grecque …

L’un des arguments, non économique, pour garder la Grèce dans notre bonne et belle union européenne et lui  conserver les délices de notre monnaie unique consiste à dire que cette nation, antiquement, a inventé la démocratie

Certes, les grecs anciens ont inventé le terme que nous utilisons depuis pour signifier le pouvoir du peuple : ce pouvoir, comme chacun le sait, consiste à élire des dirigeants qui ne feront pas ce qu’ils ont promis avant d’être élus ; ce qui n’est pas très démocratique …

Toutefois, si les grecs ont inventé le terme, ils n’ont pas inventé la pratique ; en effet, la conception grecque du pouvoir populaire était des plus restreinte ; la moitié de la population, les femmes en l’occurrence, ne votait pas ; et dans la moitié restante, il fallait soustraire les esclaves, car cette démocratie acceptait les esclaves, et sortir également les personnes dont les parents n’étaient pas athéniens …

Bon, il en restait cependant quelques-uns qui pouvaient, par suffrages indirects, choisir les lois qui concerneraient l’ensemble de la communauté attique …

Les conséquences d’une telle sélection avaient pour effet que les électeurs, les décideurs, étaient des personnes riches, souvent de riches propriétaires, et que cette forme très restrictive de la démocratie permettait à ces riches personnes de le rester …

Et à bien réfléchir … Si les grecs antiques avaient inventé une forme plus démocratique que ce qu’ils appelèrent la démocratie, les grecs modernes n’auraient probablement pas les ennuis qu’ils connaissent maintenant dans une Union Européenne où se sont les contrées les plus riches qui ont le plus de pouvoirs, ce qui permet à ces nations riches de le rester …

Comme quoi, quand on invente une idée, il faut penser loin, très loin, à tous les désagréments que la pratique de cette idée peut causer à sa descendance … 

Revue de Presse du 27 Juin 2015 : Les paroles en iste …

Et puis parfois l’écriture est difficile, l’accord des paroles ne sait plus sonner, les phrases font peur et vouloir les construire à la mesure des événements nous semble impossible, indécent, trop intime … On ne sait plus véritablement penser en soi même pour restituer cette pensée en écriture ; et les médias pressés nous inondent, nous précipitent dans cette idée commune, dans cette attitude bien balisée par des définitions préalablement établies, par des qualifications fausses qui devienne des réalités médiatiques …

Ainsi un islamiste est celui qui commet des crimes en se revendiquant de cette religion …

Et il suffit simplement que le criminel en question se qualifie d’islamiste pour que cette qualification soit une vérité collective que très peu ne remette en question ; faisant ainsi implicitement, discrètement mais surement, le mélange indissoluble entre celui qui massacre en se revendiquant d’une religion et celui qui la pratique paisiblement …

Toutefois cette qualification en iste n’est valable que pour les musulmans, les criminels des autres religions seront appelés intégristes ou extrémistes ou terroristes ; on ne dira pas christianiste ou bouddhiste pour qualifier des fous qui massacreraient lâchement en évoquant ces religions …


Ainsi, en imposant ce vocable à tous, la médiatique intelligence rend le plus grand des services à ceux qui assassinent ; celui de les confondre à tous les musulmans même si beaucoup de médias répètent que cette confusion ne doit pas

se faire …

La parole qui donne une qualité est parfois plus forte que la phrase qui donne un sens car elle impose une idée qui ne se voit pas et ne se conteste pas aisément … 

Revue de Presse du 27 Mai 2015 : Le Maire et le migrant … 


Dans une belle région faite tantôt de petites forêts tantôt de timides bocages, un de ces endroits où la haute finance et l’utilisation frénétique des nouvelles technologies semble marquer le pas, sous une très belle falaise de calcaire qui regarde passer la voie rapide avant qu’elle ne devienne autoroute, presque blotti, serré, dans un recoin de vallée, se trouve une bourgade bourguignonne ; un gros village que la modernité et la priorité au tout économique n’ont pas encore réussi à effacer des cartes routières et autres guides …

Ces habitants, comme ailleurs, regardaient les télévisions raconter, entre les publicités, ces tristes histoires de migrants d’Afrique arrivés, quelques fois, sur les côtes italiennes, puis remontant vers la Manche pour tenter de la

traverser en cachette …

Et, comme il se doit, les braves habitants de la bourgade imaginaient les africains en partance tels que les médias souvent nous les présentent implicitement ; un peu sauvages, pas très propres, profiteurs de nos conquêtes sociales, voire chapardeurs …

Mais voici qu’une fiction télévisuelle allait rencontrer une réalité quotidienne …

Les migrants du petit écran, des plages italiennes et des discours politiques, allaient, pour de vrai, débarquer au bourg un peu comme si, en fraude, ils traversaient l’écran …


L’habitant du bourg, le bourgeois disait-on avant, se mit à craindre pour ses poules, ses plantations, ses boutiques, voire pour ses filles et ses bagnoles ; et l’habitant, même celui d’autres bourgs, par solidarité qui sait, le fit, parfois crûment, savoir au maire du dit bourg désigné par l’autorité républicaine pour recevoir cette parcelle d’immigration …


Et bien étrangement, la machine à penser comme les autres, allait s’arrêter ici, dans la tête bien faite de l’édile du bourg, qui s’il n’a pas d’étiquette possède toutefois des convictions belles et bonnes ; l’inverse et certes plus courant …


Ainsi l’élu se fit crier dessus mais ne cria pas lui-même contre la misère africaine ; au contraire, et au risque de son mandat, il prit beau fait et bonne cause de cette petite migration un peu étrange et très étrangère …

Et grâce à ce petit maire d’un petit bourg, les choses, petit à petit, s’arrangèrent, la réalité pris le pas sur les présupposés médiatiques, l’ouverture prit celui de la fermeture, la curiosité celui de la haine, la rencontre celui de

la peur …

La boulangère dû faire plus de pain, la superette plus de chiffre d’affaire, le club de football plus de matchs, les associations locales plus d’amitiés … Comme quoi il suffit de bien peu de choses et de peu de personnes pour apaiser nos inquiétudes, changer nos regards, élargir nos pensées … 

Revue de Presse du  29 Avril 2015 : Les petits bateaux ont-ils des ailes ... 

Les petits bateaux de la chanson avaient-il des ailes … mais non, mon gros béta, s’ils en avaient ils voleraient répondait la ritournelle ; ou bien mais oui, mon gros béta …

Cela dépendait de la version … On chantait aussi le petit navire ; une musique simple, presque gaie, qui faisait sonner des paroles pleines de tristesse : plus de nourriture à bord ; on doit tirer à la courte paille celui qui qui qui serait manger ; et voilà ti pas que  le sort frappe le plus petit des marins, celui qui qui qui serait bouloté par les autres …

Et les adultes nous chantaient cela tranquillement ; de quoi nous terrifier, mais pourquoi après tout ne pas sacrifier un marin pour nourrir les autres pourvu que le gars en question soit précisément … l’autre ; et puis, et heureusement, pour arranger cette triste histoire maritime, un grand miracle vint sauver la mise et l’éthique lorsque, avant le sacrifice, avant l’irréparable un céleste geste envoi, par milliers, des petits poissons dans le bateau pour copieusement rassasier tout l’équipage marin …

Ainsi, les chansons de bateau bercèrent nos enfances et confectionnèrent ce tendre       et beau mélange de quiétude océane et de peur des monstres et des vagues géantes …

Puis nos adolescences aussi, le folk possédant également une réserve conséquente de traversées difficiles, de routes incertaines, de côtes sauvages et de petits mousses qui affrontaient les éléments déchainés … 

De telles comptines ont-elles aussi fait rêver les enfants africains … Ont-ils eu peur de s’embarquer à bord d’un bateau de passeur pour gagner un continent meilleur …

Peur que le sort ne les destine à devenir le repas des autres … Probablement, mais la crainte de rester est plus forte que la peur de partir ailleurs …

L’Afrique n’est-elle pas un grand bateau où la nourriture manque ; un gros paquebot que nous avons pillé par la colonisation et que le modèle économie imposé par des états riches et puissants continue d’épuiser … Les enfants pauvres produisent presque gratuitement nos vêtements et nos chaussures, mais n’ont pas droit à quelques miettes du grand gâteau que notre inconséquence gaspille …

Il restait l’espérance du grand miracle de la chansonnette : une réunion des chefs d’état de l’UE aurait pu lancer, par milliers, des petits poissons et trouver des solutions dignes d’humanité et de partages ; mais de cette réunion n’est sortir qu’un discours glacé, insensible, impassible, qui fait encore plus peur que l’émigration d’un peuple brisé … 

30 Mars 2015 : Le grand télé spectacle ... 

Cette fois, nous pouvons en être certains, assurés, garantis … Cette fois, il s’agit d’une certitude bien établie ; Nous ne sommes pas Baga ; ou plutôt, il faudrait dire plus précisément ; Nous ne sommes pas ce qu’il reste de Baga, de ce qu’il reste de cette bourgade du nord du Nigéria détruite par des terroristes … On ne peut même pas dire que ce qu’il convient d’appeler ; la communauté internationale ; ait oublié car la dite communauté avait ignoré l’événement de ce massacre lorsqu’il eut lieu …

Il en va ainsi des savoirs et des ignorances … La presse les fait cheminer à sa guise, lecteurs, écouteurs et téléspectateurs, inondés de ce beau spectacle d’écritures, de sonorités, de visualités, garde la tendre et protectrice certitude qu’il ne se passe pas d’événement que l’information pourrait lui cacher …

La réalité n’est pas près de nous, dans nos rues, nos quartiers, nos entreprises ; les acteurs n’en sont pas nos copains, notre entourage, nos collègues ; la réalité s’ouvre en cliquant sur une télé commande ; une fenêtre ouverte sur la planète où, mélangée à une fiction continue de série et de publicité, l’information nous arrive dans son beau déguisement de vendeur de foire, dans son bel habit de spectacle, telles de certitudes incontestables ; il ne s’agit pas toutefois, par de tels propos, de remettre en cause la réalité que l’actualité nous retransmet ; mais ne porter notre attention sur ce qu’elle nous retransmet trop et sur ce qu’elle ne nous retransmet  pas …

Ainsi, nos petits villages ont voté copieusement pour le FN à l’occasion récente des élections départementales bien qu’ils ne soient pas spécialement concernés par le discours de ce parti politique qui assimile habilement terrorisme et émigration …

Mais chacun sait que la réalité des campagnes se dessine dans un petit écran … 

Revue de Presse du 25 Février 2015 : des députés dépités … 

Etrange histoire que celle d’un gouvernement socialiste élu par le peuple pour appliquer un programme énoncé à l’avance et qui ne l’applique pratiquement pas …

Invraisemblable histoire que celle de ce même gouvernement qui veut faire passer, devant l’Assemblée, une loi contraire à ses engagements de campagne et refuse le suffrage souverain de cette Assemblée en faisant passer la dite loi en force et en application d’un article, très critiqué par le PS lorsqu’il n’était pas au pouvoir, qui prive les députés d’une prérogative fondamentale consistant à voter les lois : tout simplement …

Inimaginable histoire que celle d’un premier ministre autoritaire qui voudrait voir sortir du PS les députés qui refusèrent de voter une loi favorisant la consommation de masse et les grands groupes d’actionnaires …

Car précisément, des députés, il en fut quelques-uns, socialistes de surcroit, qui se sont dit ; cette loi n’est ni socialiste, ni dans le programme de gouvernement du PS, ni ne correspond à notre philosophie ; il nous apparaît, en conséquence, censé, voire même aussi banale et ordinaire que notre président, de voter contre, ou de s’abstenir …


Il faut avoir une attitude sérieuse et se comporter comme il faut : qu’il a dit          

Le chef du gouvernement à l’endroit des députés frondeurs …

En voilà une étrange tirade : car précisément, quoi de plus sérieuse comme attitude que de ne pas voter une loi qui

va à l’inverse de ce qui avait été dit à ses électeurs …


Et le comportement … comment doivent-ils se comporter les députés …

Comme il faut ; ah bien, et comment est-ce comme il faut ; le ministre absolu ne le dit pas, toutefois la péremptoire invitation fortement ressemble de celle que l’on pourrait formuler à des enfants ; il s’agit de régler son comportement à la mesure de la conformité de pensée : le premier ministre pense et les députés sont, tels des écoliers, là pour appliquer cette belle pensée …

Et le peuple dans tout cela, celui qui a élu les députés, frondeurs ou pas, que pense-t-il de ce gouvernement … Peut-il encore penser le peuple, peut-il encore comprendre une politique qui serait autre chose que de la communication faite par des communicants …

Le peuple risque de se perdre dans ce désert de querelles … 

Revue de Presse du 25 Janvier 2015 : Sommes-nous Baga  … 

Etrange question que celle-ci … Car en effet, comment pourrions-nous être une chose que nous ne connaissons pas, que nous n’avons ni vue, ni lue, ni touchée ou entendue ; et du reste, même si nous sachions qui est Baga comment proclamer ou écrire partout que nous le sommes … Car qu’il s’agisse d’une chose, d’une personne, d’une idée, d’une bourgade, d’un bouquin, d’un périodique, d’un dessin ou d’une affichette, par quelle prétentieuse et affabulatrice imposture pouvons-nous prendre sa place dans les grands livres informels des appellations attachant la chose désignée à la parole qui la désigne …

Certes, en 1963, un président étatsunien avait fièrement allégué devant une immense foule émerveillée qu’il était ein Berliner déchainant ainsi une belle allégresse dans une Berlin libre entourée d’interdits …

Toutefois, et tout bien pesé et réfléchi, notre mister président était remonté dans sa berline et avait repris son avion pour rentrer dans une cité beaucoup plus paisible entourée d’une grande nation où le communisme faisait partie des interdits ; le beau parleur ne fut en conséquence ein Berliner que quelques heures …

Voilà toutefois une belle idée, un vrai produit de communication, que d’être quelqu’un d’autre ; de préférence quelqu’un qui souffre ou a souffert ; on ne prend ni sa place ni sa souffrance ni sa misère ; on prendra simplement une affichette où il faudra écrire la quelqu’une, le quelqu’un, les quelques-uns pour se faire croire, belle allégorie moderne, que nous partageons un chemin, une histoire, une blessure …

Et puis, surtout, il conviendra que tous les porteurs d’affichette se retrouvent dans une immense manifestation ; pour faire belle figure Républicaine, on pourra agréger à l’ensemble une cérémonie religieuse ; pour que tout soit parfait il faudra placer quelques politiciens, présidents dépréciés, députés dépités, à l’avant de la manifestation …

Les membres du gouvernement verront remonter une côte de popularité en chute libre comme s’ils avaient résolu le problème de l’emploi ou tenter de freiner l’augmentation massive de la pauvreté, comme s’ils étaient brutalement devenus socialistes en indiquant au grand patronat que le programme pour lequel ils avaient été élus serait appliqué …

Baga était une petite bourgade, pauvre et libre et tranquille, au Nord Est du Nigéria, par une de ces matinées qui sait garder un peu la fraîcheur, des bruits de camions armés se sont fait entendre, puis des cris de fanatiques, puis le crépitement de la mitraille, le hurlement des brûlures d’habitations, la plainte insupportable des enfants massacrés, les appels vains des femmes à la pitié, les fusillades sauvages, la destruction …

S’il nous reste quelques affichettes froissées, quelques manifestants éparpillés, quelques politiciens égarés, ou simplement l’étrange pensée d’une négligence … 

Revue de Presse du 29 Décembre 2014 : La fête des crèches  … 

Faut-il se battre contre les crèches religieuses édifiées dans les bâtiments de la République … En voilà une belle friandise pour les acteurs d’actualités ; une question qui fera réfléchir les républicains sur le sens de la République et bondir d’une ire révoltée la traditionnelle gente qui souvent s’incline à penser que la France, républicaine ou pas, reste liée à une religion … Et que, républicains sensibles ne pas lire la suite, respecter les valeurs et les traditions de cette religion cela revient à respecter nos ancêtres qui la pratiquaient d’une ferveur intense et dévote depuis de longs siècles
 

Certes, pour la pratique il est tout à fait vrai qu’entre la chute de l’empire romain et la révolution elle fut régulière et de qualité ; surtout pour le petit peuple ; pour ce qui concerne le haut clergé et la noblesse, on avait droit à quelque accommodement …

En fait, ce que les défenseurs de cette idéologie oublient fréquemment de dire, et aussi probablement de penser, est que la susdite pratique, en plus d’être fervente, régulière, dévote, intense et de qualité … était aussi …

Obligatoire ; absolument, entièrement, et même légalement obligatoire ; et de surcroit inévitable si notre brave ancêtre ne voulait griller sur la place publique …

Autrement causé, l’élan de notre ancêtre vers la pratique de cette religion ne fut pas le même qui celui qu’il éprouvait, ou aurait pu éprouver, en allant danser, en gardant une récolte pour nourrir la famille, en donnant une instruction à ses enfants, en s’aimant librement, en chassant pour améliorer son ordinaire, en allant cueillir quelques fruits, ramasser du petit bois là bon lui eut semblé, pour faire l’amour à une amie, un ami, des amis ; ou satisfaire en solitaire une douceur bien naturelle ; en fait, toute activité interdite par la religion prétendument liée à nos valeurs traditionnelles …

Du reste, dès que cette pratique fort contraignante ne fut plus obligatoire, progressivement elle fut abandonnée, et ces récitations vite oubliées, au point que maintenant elle reste, au quotidien, très marginale …

En conséquence, les crèches qui réchauffent un enfant, fusse-t-il divin, et attire de grands rois, fussent-ils mages, ne sont pas la meilleure allégorie de l’histoire de  notre République et de notre peuple ; et les élus qui s’adonnent à de telles représentations dans un espace dédié à l’état ne sont pas les meilleurs émissaire du combat que nos ancêtres ont mené contre les dogmes et pour la liberté de penser … 

Revue de Presse  du 30 Novembre 2014 : Le derrière des richesses … 

Les riches, en France, sont de plus en plus riches, et pour faire bonne mesure, les pauvres sont de plus en plus pauvres en France également …

Les personnes favorablement fortunées sont en pleine augmentation, et pour faire bonne figure, la masse des infortunés voit également grossir ses rangs …

En résumé, de plus en plus de riches plus riches, de plus en plus de pauvres plus pauvres, les vases seraient ils communicants, et le libéralisme économique un peu responsable ; qui sait …

Au niveau planétaire, la concentration des richesses est au meilleur de sa forme : la petite clique des ultras riches ne compte que 200 000 grandes fortunes ; mais ces privilégiés possèdent environ 1/10 de toutes les richesses :

à peine pensable …


Ainsi, la richesse cumulée de cette petite bande de personnes fortunées est égale à presque 30 000 milliards de dollars ; soit trois fois le montant des dettes souveraines de l’UE qui, à défaut de pouvoir rembourser, paie des intérêts à ces détenteurs de richesse ; ainsi, la réalisation et l’augmentation de ces fortunes se fait sur les marchés financiers …
Et pourtant, depuis les années 60 jusqu’au milieu des années 90, le nombre de pauvres, en France, n’avait cessé de diminuer ; pour se stabiliser en 95 ; mais depuis une décennie, il est reparti à la hausse, et l’appellation socialiste du gouvernement n’a pas suffi à inverser cette courbe là non plus, ni même à la stabiliser ; la pauvreté, tant en nombre qu’en terme de revenu, ne cesse d’augmenter ; pire elle touche les étudiants ; ainsi les enfants des pauvres ont de bonnes chances de le rester faute de pouvoir étudier dans de bonnes conditions …

Les étudiants pauvres pourront toutefois rivaliser à égalité de chance en montrant ce qu’ils possèdent de plus intime : un derrière bien édifié ; en effet une très célèbre britannique université organise pour la troisième fois un concours du plus mignon derrière d’étudiant ; les photographies concourantes posées dans le site internet du sus dit concours démontre que la richesse peut aussi procéder de l’intérieur …

Revue de Presse du 29 Octobre 2014 : La souffrance d'un ministre … 

Notre ministre du travail, en fait ministre du travail, de l’emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social ; titre un peu allongé certes, mais qui donne de la consistance à la besogne et de l’emphase à la personnalité du titulaire ; notre ministre, responsable entre autres de l’emploi, pauvre de lui, éprouve de la souffrance lors de la publication mensuelle des chiffres indiquant le nombre de chômeurs ; en réalité il s’agit seulement du nombre de demandeurs d’emploi ; autrement cela augmenterait de manière considérable le nombre sus publié …

Et qui sais la souffrance deviendrait immanquablement un supplice …

Le ministre en souffrance ; comme cela est noble et beau, il pourrait s’en foutre du nombre de demandeurs d’emploi, ou penser à d’autres choses de plus gai, il pourrait aussi ne pas souffrir pour des tracas qui ne le concernent pas ; après tout le ministre a un emploi bien rémunéré et dans lequel le fait de réussi n’est apparemment pas une condition de son maintien …

Et pourtant il souffre, il compatit, il penser à tous ces pauvres bougres qui parfois ne peuvent pas se nourrir correctement ni trouver d’autre habitation que la rue …

Et le bon peuple se dit qu’après tout il s’agit là d’un bon ministre ; il n’est pas en capacité de résoudre le problème de l’emploi certes, mais il en est fort peiné et cela devrait suffire au petit peuple de demandeurs d’emploi … Et même au petit peuple qui a encore un emploi et reste près à tout pour le garder … Cela devrait suffire au peuple car que peut bien faire d’autre, le ministre, que de se lamenter sur le sort de tous ces demandeurs …

Et voilà le sens caché, la portée implicite, de la gouvernementale communication ; les élus de la république ne peuvent pas solutionner le problème de l’emploi … Même si une idée ancienne pourrait porter à croire que le gouvernement et ses députés à l'Assemblée Nationale font les lois, dirige la nation et, de surcroit, sont des embaucheurs … et aussi du reste, et hélas, des débaucheurs …

Un ministre qui souffre ; belle rhétorique, belle idée, belle astuce pour éloigner le sus dit ministre et ses responsabilités qui consiste précisément à créer des emplois et à produire une législation qui interdise les licenciements au servir des profits des actionnaires …

La question ne se pose plus : ces dirigeants là nous prennent pour des abrutis …

La question se pose encore un peu : le sommes-nous réellement … 

Revue de Presse du 30 Septembre 2014 : Re tours de … 

Comme ils sont magnifiques les retours, même qu’on se demanderait si parfois les départs irrévocables, absolus, inébranlables, indiscutables, ne sont pas décidés que pour l’indicible plaisir de revenir ; beau mensonge, beau peuple, bel idole, belle presse précipitée qui en oublie parfois même de souligner la facétie intellectuelle ; le manque de parole de celui qui avait dit ne plus revenir et qui, en plus de la tristesse que nous afflige son retour, donne l’argument d’un mensonge patent à tous les ennemis de la démocratie et de la classe politique en générale …

Cette duperie la, ce manque de respect de sa propre parole, serait inqualifiable, méprisable, ignoble, impensable … mais non pas : car le peuple, ou plutôt son abstraction politique, arrive à la rescousse de notre menteur …

Et l’affabulation, comme par enchantement, se convertie en nécessité …

En effet, un peuple tout entier, imaginé pour la belle occurrence, lui demande de  revenir, de trahir ses dires, le peuple a besoin de ce beau retour, il le veut, il le réclame, il le scande …

Et voilà notre ancien démissionnaire devenu héros précisément parce qu’il fait le contraire de ce qu’il avait dit ; très fort n’est-ce pas …   

Il aurait préféré, bien évidemment, respecter sa noble parole et en conséquence ne pas revenir en politique ; mais le peuple le lui demande ; beau sacrifice, belle abnégation …

Belle rhétorique de politicien, en fait, que celle qui consiste à convoquer le peuple pour lui faire endosser ses propres idées, ses propres demandes, ses propres désirs …

Le peuple veut cela … Le peuple pense cela … le peuple a dit que …

Belle ironique surtout, et de surcroit belle lâcheté pour des élus de la nation, ou prétendants le devenir, que de ne même pas oser dire qu’ils ont des idées issues de leurs propres capacités intellectuelles ; de ne pas oser avoir de l’originalité dans leurs propos et leurs propositions, dans leurs convictions, les élus devraient donner des idées, indiquer des chemins, dessiner des possibles pour ce peuple plutôt que de tripatouiller la valeur des phrases et changer le sens des paroles selon les fluctuations des alliances      et les buts à atteindre …

Confucius ne disait-il pas :

Quand les paroles n’ont plus de sens, le peuple n’a plus de liberté … 

Revue de Presse du 30 Août 2014 : Un ptit beurre, des flations … 

On connaissait bien, pour l’avoir pratiquée durant de prospères décennies, l’inflation qui faisait grimper le cout des denrées alimentaires et autres produits et services de base, grimpette qu’il fallait rapidement compenser par une augmentation des salaires, qui à son tour venait stimuler les couts de production ; ce qui avait pour effet de produire une bonne regrimpette des susdites denrées …

Cette époque économiquement harmonieuse donnait l’impression au salarié que ses revenus augmentaient, et au patron la fervente conviction que la hausse des quantités et du cout de ce qu’il produisait était la signification de leur qualité …

Certes, la monnaie perdait un peu de sa valeur, mais cette dépréciation interne ne favorisait elle pas les ventes à l’étranger …

Tout allait bien si l’on peut dire ; mais tout s’use ; il faut aller de l’avant et se défaire de chose trop ancienne ; donner au peuple des concepts rénovés à la faveur des idées nouvelles ; la politique gente décréta en conséquence que l’inflation, en plus de ne pas convenir à la grande déesse UE, n’était plus ni de mode ni de mise …

Pour faire moderne, ils remplacèrent, l’inflation par la crise …

On ne sait pas bien pourquoi, mais la crise est quelque chose de plus sérieuse, de plus stable ; du reste, on ne dit pas une crise 

 

 

 

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